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le Blog du Groupe Spéléologique du Couserans

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Archives
5 juillet 2026

Les bleues du Raymonde

Participants : Nadine GSC et Laura, Michel, Max, J.Marc clubs 31

Lors du rassemblement spéléo à Saleich organisé par le CDS 31, je me joins à un groupe, décidée à aller voir les Bleues de La Coume. Ces concrétions sont accessibles par le gouffre Raymonde équipé pour la traversée Raymonde/Mille que j'avais faite à une autre occasion. Le cheminement n'est pas évident et c'est un jeu de piste qui commence. Nous avons eu la précaution de prendre la topo et le descriptif qui nous ont été bien utiles. Après des contorsions, montées, descentes, ramping et autres passages d'étroitures,  nous y voilà enfin. Le retour fut bien plus rapide que l'aller.  Ce jour-là, d'autres ont essayé mais ont fait demi-tour. 

 

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3 juillet 2026

Prospections bio

Participants : Arnaud, Nadine du GSC et Michael

Arnaud et son étudiant viennent pour répertorier certaines cavités propices à une faune cavernicole spécifique. Nous irons le premier jour au gouffre Georges en passant par le tube. C'est une première pour Michael qui n'a jamais fait de spéléologie sur corde. Il est impressionné par la fraicheur et les volumes de la cavité. Nous n'irons qu'en bas de la salle de la famine. Peu de faune sur cette partie. Dans l'après midi nous allons à la grotte de la carrière à Aulus les bains, elle nous parait bien chaude par rapport au Georges. Peu de spécimens là aussi. Samedi c'est à Ste Croix que nous cherchons et trouvons une petite grotte au dessus du ruisseau de St Jean, dès le départ nous savons qu'elle est habitée par des blaireaux qui ont du se faufiler dans les boyaux les plus étroits. Nous enchainerons ensuite vers la Touasse où l'humidité est plus présente. 

 

21 juin 2026

Glacière de montagne

Participants : Nadine, (GSC) Paul, Marine,(SSAPO) Jérôme,(Rynolphes), Patrick (GSF), Liam (SSP)

Grosse sortie ce 20 juin pour monter à la glacière du Ker de la Fourche 2300 m d'altitude par une journée bien ensoleillée. La glace est bien présente dans la cavité, Patrick équipe la descente, les broches à glace ne sont pas nécessaires, les amarrages se feront en parois. Les chocards ne sont pas contents d'être dérangés et nous le font savoir par des cris et tournoiements au dessus de nous. Pas de découverte majeure, les concrétions de glace font le bonheur des yeux. Retour à la voiture à la tombée de la nuit et bien fatigués.

Nadine

 

14 juin 2026

Travail d'équipe à Cadarcet

Participants : Nadia, Quentin et Nadine du GSC, Paul et Marine de la SSAPO, Patrick du GSC

Aujourd'hui avec un temps estival, nous avons répondu présents suite à l'invitation de Patrick du club de Foix pour venir aider à faire de la désobstruction au frais sous terre du coté de Cadarcet. Nous nous sommes retrouvés vers 9h30 à la cabane du club de Foix pour un petit état des lieux autour d'un café. Nous sommes ensuite partis à 6 pour aller jouer dans la boue et ranger des cailloux. Pour cette sortie ludique il y avait Paul, Marine, Nadia, Nadine, Patrick et moi même, la parité était donc respectée ! Après une très courte marche d'approche (merci aux jardiniers) nous passons à l'ombre pour la journée. La descente sur corde est rapide mais présente tout de même quelques fractionnements, ainsi qu'un déviation pour éviter le frottement de la corde. Nous arrivons finalement au niveau du "chantier" : un siphon à vider avec un amas de blocs et de glaise dans le canal d'évacuation. Marine, Paul et Nadia plongent dans le siphon munis d'une barre à mine et s'attaquent à la glaise en amont pour faciliter l'écoulement de l'eau. Avec Patrick nous éclatons des blocs en aval avec marteau, burin et massette. Nadine range les cailloux sur le coté et inspecte l'avancement des travaux. A un moment donné l'eau part rapidement du siphon ! Une baisse de niveau de près de 50cm. Marine à trouvé la bonde ! Patrick voit arriver la vague et est super content du travail accompli. Nous nous arrêtons pour reprendre des forces en mangeant un morceau, puis nous remontons pour retrouver la chaleur du dehors et des tenues sèches. Il y a encore du boulot à abattre mais le lieu est super sympa et ça fait un super projet interclubs pour prendre le frais cet été ! Affaire à suivre donc !

Quentin Birelichie (GSC)

 

10 mai 2026

Portillou

L'équipage : Saïma, Suzanne, Olivier, Nadia, Tim et Salomé 
Tpst : 7h
On ouvre la grille de la cavité à 10h30, Olivier prend la tête du convoi et équipe le toboggan pour arriver dans la grande salle. On se mouille jusqu'aux genoux pour certains et jusqu'aux cuisses pour d'autres. Après le P8, on traverse "les étroits" les pieds dans l'eau, c'est beau ! 
Après la main courante, on passe par la magnifique salle des gours, et on remarque de la rubalise calcifiée. Suzanne équipe la suite, le P12 et le P9+3 ! Les estomacs ont gargouillés, il est temps de s'asseoir pour avaler nos sandwichs et vite remonter pour réchauffer nos pieds. Le retour se fait sans encombre, et Olivier deséquipe. On aura mis 4h à descendre en prenant le temps et 2h15 à remonter
Tout le monde ressort bien content de cette jolie sortie ! 
Salomé

 

 

 

 

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11 avril 2026

Congrès dans le Gard

Participants : Suzanne, Olivier, Nadia, Salomé, Tim, Nadine

Cette année, le congrès régional à Méjannes le Clap est organisé par le CDS 30. Nous partons en covoiturage en plusieurs groupes et nous retrouvons sur place, camping, gite ou camion. Notre groupe, Nicole du SCAr, Nadia et moi en profitons pour faire les touristes le vendredi sur le trajet, nous visitons un site naturel, "le portail des Concluses" et allons voir ensuite ce qui est proposé pour le lendemain en sachant qu'avec Nicole nous devons sortir avant 15 h  réunions oblige. La traversée de l'aven des oublis nous convient très bien. Nadia se joint aux jeunes de la SSAPO pour aller sous terre en découdre avec la grande verticale de la grotte touristique de la salamandre. Tim et Salomé la ferons aussi de leur côté, ainsi que la grotte des Cameliers ou Tim a passé son premier fractio, et Salomé s'est essayée à la poterie dans la salle terminale de cette cavité. Suzanne et Olivier, mission réunions... Le dimanche après midi, visite à tarif réduit de la grotte de la Salamandre pour Nadia, Nicole et Nadine, et lundi la grotte Chauvet. 

Nadine

 

15 mars 2026

Ferrobach

A la (re) découverte de la Grotte de Ferrobach

Petite traversée sur la commune de Nescus (09)

Participants: Nadia, Nadine, Salomé, Suzanne et Tim

TPST - 3 heures

Ou comment faire de la spéléo à 5 avec seulement 4 baudriers? Si si c’est possible…

Pour cette sortie Nadine est notre guide. Comme souvent…c’est un peu l’éléphant de notre club. La mémoire vivante :D !!

Pour l’accès: ne plus passer par la ferme de Saint-Maguet comme décrit dans le topoguide de 2003 car le sentier n’existe plus. Choisir donc de se garer au niveau du petit parking au panneau « voie sans issue ».

On a un guide mais on cherche quand même un peu l’entrée de la cavité dans la végétation… l’entrée supérieure s’ouvre parmi les fougères. Ensuite la ballade commence dans un réseau fossile, sec et plus chaud que l’extérieur (on est en mars!). Les obstacles sont équipés en fixe, car la cavité est utilisée également par des professionnels (merci Nicolas). Mais on verra que la plupart des passages peuvent se faire en libre. On progresse donc à notre rythme dans une succession de ressauts, méandres, toboggan, passages bas et petites salles agréables et concrétionnées. On constate que des concrétions de calcite et d’aragonite ont été pillées à une époque, c’est dommage. On a aussi aperçu des griffades d’ours discrètes et bien préservées. Cette cavité est également connue des biospéléo pour sa faune cavernicole.

Enfin, le puits de sortie nous permet de retrouver la surface par un conduit où l’on rampe ventre à terre. Cette entrée inférieure s’ouvre à quelques mètres de dénivelé de l’entrée supérieure.

Bilan 1: ne pas oublier son baudrier c’est mieux quand même.

Bilan 2: petite sortie sympa à faire avec des débutant(e)s.

Suzanne

Quelle souplesse au GSC !

 

 

Voie sans issue, demi tour !
Devinez qui a oublié son baudrier ?

 

15 février 2026

Toute petite sortie

Participants : Tim, Salomé, Nadine, Suzanne, Olivier et Anémone

Au dessus du Portillou, il existe une cavité, le Poudac de la Baousse que j'avais repéré l'année passée et que je voulais visiter. L'équipe rassemblée, nous prenons la piste qui monte au Cap de la Pène du côté de Montfaucon, arrêt au parking obligatoire. Les chasseurs, eux sont montés plus haut. Après une courte marche d'approche sur la piste raide, nous voilà au bord de l'aven. Suzanne, Olivier et leur fille Anémone ne nous accompagneront pas sous terre. Une corde sur un arbre bien placé nous aide à descendre le talus terreux et après un passage bas nous entrons dans la grotte, une grande salle déclive très joliment concrétionnée. Au fond est visible un petit lac, nous fouinons à droite et à gauche, pas vraiment de possibilités d'accès à d'autres boyaux. La visite aura été rapide.

Nadine

 

17 décembre 2025

Safari photos 2025

Je commence le compte rendu de mes activités annuelles par la fin comme il se doit pour un début. Je veux parler de l’énorme frustration que fut la mienne lorsqu’en arrivant à Narbonne ma voiture m’a lâchée (embrayage cassé) ! Privé de Pyrénées cette

Je commence le compte rendu de mes activités annuelles par la fin comme il se doit pour un début. Je veux parler de l’énorme frustration que fut la mienne lorsqu’en arrivant à Narbonne ma voiture m’a lâchée (embrayage cassé) ! Privé de Pyrénées cette année et donc de la joie de vous revoir .

Le début de mon circuit m’a d’abord conduit dans le Jura où, le 29 mai, je visitai une nouvelle fois la grotte des Faux -monnayeurs à Mouthiers Hautepierre avec l’espoir d’y photographier le coléoptère Trechinae Trichaphaenops sollaudi endémique du Jura et décrit de cette cavité, mais c’est l’échec pas une bête en vue !

J’espère qu’il en sera autrement le lendemain où j’ai programmé la grotte de Verchez-le- Brandt côté Suisse aux Cernets, où existe une autre « forme «  de cette espèce.

31 mai . La visite de la grotte (que j’ai vainement cherchée hier) est prometteuse tant le ruisseau qui la parcourt et les ruissellements depuis les points d’ absorptions extérieurs sont intenses, j’ai bon espoir; je suis vite au fond de la cavité allongé dans l’inter strate entre les deux talus de déblais de la tranchée de cheminement, creusée par les spéléos dans le passé, et je me rends à l’évidence, ces talus et les sédiments environnants habituellement détrempés, sont secs de chez sec .

Nouveau fiasco pour le Tricha, et depuis mon départ de Normandie j’ouvre mon matériel photo pour la première fois car des billes de bois accumulées dans le point bas de la première salle sont attaquées par des populations de champignons aux formes étranges et aux couleurs variant du blanc au rose en passant par le bleu, mais c’est une triste consolation pour moi.

1 juin : Après ces deux premières cavités j’ai enchaîné avec la grotte des Fées de Vallorbe, toujours en Suisse d’où est connu une autre « forme » du T.sollaudi mais c’est aussi un échec pas la moindre trace de la bête.

J’ai donc poursuivi le lendemain pour l’Ain et les montagnes du Bugey où existe une seconde espèce de ce genre :Trichaphaenops cerdonicus .

3juin : Mon choix porte sur la grotte du Cormoran à Dorvan car c’est la station où l’espèce se rencontre le plus fréquemment, mais cette année , comme l’année dernière je ne la verrais pas! Nada! Que Pouic!

4 juin :Je quitte le Jura pour rejoindre le Dévoluy, au sud de Grenoble, Je suis accueilli par un couple d’amis qui ont quitté la région parisienne il y a une quarantaine d’année pour ouvrir un gîte /école nature spéléo, à Le collet près de Saint- Disdier.

Mon objectif est de pouvoir enfin photographier « The Bête» locale avec qui j’avais lamentablement échoué l’an dernier: panne de batterie, l’espèce est aussi de la famille du Tricha, mais c’est un nivicole à mon sens, il est endémique des hautes altitudes du Dévoluy). Luraphaenops gaudini .

Le 5 juin, je reprends le chemin qui monte par la route forestière du Sapey où la voiture attendra mon retour à la combe du Loup.

J’attaque la montée qui va me conduire au bout de 2h à la galerie des Lyonnais, celle-ci a été creusée (au début du 20ème siècle) sur le flanc sud-est de la Tête des Ombres, petit épaulement au pied du géant régional l’Obiou (2790 m), pour capter l’eau des sources importantes des lieux en vue de l’envoyer vers une usine hydroélectrique à venir !

Mon objectif du jour le Trechine endémique de 4 mm, n’a qu’à bien se tenir ! Et cette fois j’ai des réserves de batteries.

Je ne traîne pas, je file directement dans le puits garni de planches pourries où j’avais pu observer quelques exemplaires de cette rare espèce l’année dernière, mais ma déception dépasse mes espoirs, ce milieu si favorable la dernière fois est complètement déshydraté cette année ! Je vous laisse imaginer la difficulté de la macro biospéléo et la hauteur de ma déception…c’est le chaud et le froid, car sur le retour à l’intersection de la galerie principale, un bel individu qui a dû avoir pitié de moi, m’attendait! La séance photo comme d’habitude dans ce milieu a connue quelques anicroches car j’ai dû changer de boîtier, la TTL flash refusant de fonctionner sur le premier. Finalement cette fois je peux vous offrir le portrait bien mérité de cette espèce qui m’en a fait bien baver. En revanche contrairement à certaines espèces des Pyrénées qui cavalent comme des dératées, mon sujet à été d’une grande docilité (le froid du lieu doit y être pour quelque chose).

6 juin : Je quitte mes amis Spéléo Brigitte et Martinho pour rejoindre des collègues entomologistes cette fois, à la Brillanne dans les Alpes de Haute Provence.

Le 7juin, Lure est au programme, et mon vieux collègue A.Coache me conduira en plein Cagnard après 5 km de marche au sommet de la crête du Sumiou; il m’indiquera le départ du chemin qui même aux entrées de différentes cavités plus bas dans la falaise. Mon objectif est la grotte des Peyrourets où est connu un vicariant « de plaine » de l’espèce précédente. Simple en théorie, mais c’est au bout de deux heures de crapahut sous -bois, presque vertical, que je trouverais l’entrée de l’aven ! Il doit être aux alentours de 18H, je me donne 1H pour y jeter un œil. C’est un puits de 8 m que j’équipe sur sangles le relief du départ s’y prêtant bien.

Au fond ramping, 4 pattes et debout dans une diaclase, et le tour des lieux est vite fait, avec une nouvelle et amère déception: rien pas le moindre vermisseau à me mettre sous l’objectif, et puis surtout Arnaud n’aura pas la possibilité d’étudier l'ADN de cette espèce qui lui fait défaut pour la phylogénie du groupe . Je dois me dépêcher de remonter avant d’être d’ être surpris par la nuit, j’ai juste le temps de reprendre mon souffle 5 mn en arrivant sur le plateau, puis j’embraye pour les 5 km qui m’attendent avant de retrouver la voiture .

C’est à 21h30 que j’arrive au refuge du Jas de Madame, mais je préfère passer 15 mn à monter ma tente que d’utiliser le gîte servant de dépotoir aux jeunes mal éduqués qui viennent y faire leurs orgies !

8 Juin : j’avais repéré la veille une piste oubliée l’avant-veille lorsque j’ai recherché vainement deux avens proches l’un de l’autre : le PAC et le Gonnet, et cette fois c’est la bonne puisque au bout de 5 mn j’arrive sur un grande tôle, à gauche au bord du chemin qui est visiblement une protection contre les chutes. Mais rien à faire je suis dans l’impossibilité de la soulever, tant elle est incrustée dans le sol et importante en surface et en poids . Essayons de trouver l’autre, j’y parviens après quelques mn de recherche et me rends compte que je m’était arrêté à 20m de lui l’avant-hier ! C’est l’aven Gonnet, aucun mal à ouvrir cette fois, la trappe est bien plus petite, et j’ai tôt fait de déblayer la végétation gênante. Le puits est vite visité et il s’est révélé aussi sec et azoïque que les grottes précédentes depuis mon départ.

9Juin, il n’est pas encore très tard quand je rejoins la voiture et, carte sous les yeux, je me rends compte que je ne suis pas si loin du plateau d’Albion.

Aussi, et compte tenu de la canicule, je déroge à mon programme initial : exit la Sainte-Baume et en route pour Albion.

A Simiane- la -Rotonde je passe ma première nuit dans un camping épouvantable où arrivant à 20h on me refuse l’accès: fermeture 19h ! j’ai fait des pieds et des mains pour qu’on me laisse entrer invoquant la déontologie des campeurs, ce qui a marché, mais camper dans un lieu avec les sanitaires sonorisés par une musique »de sauvage », avec une piscine immense où chahutent encore tard des baigneurs, sans parler des joueurs de pétanque qui font encore des « cartons » après 22h, je suis bien mari quand le lendemain je découvre le terrain municipal de Saint-Christol où il n’y pas un chat (juste une jeune fouine que j’ai manqué d’écraser en sortant de la douche).

Je me rend à l’EFS qui a un gîte au centre du village, et suis accueillis par le responsable Harry Lankester, qui m’indique quelques cavités dont au moins l’entrée est équipée.

Je ferais deux cavités : l’aven de l’Aze ici à Saint-Christol, et l’ aven du Rousti à Simiane chacune débute par un P20 . Mais je fais court pour le texte la place oblige, et encore cette fois je constate que la sécheresse générale n’est pas favorable à la vie cavernicole…Nada, fiasco, c’est une habitude cette année depuis mon départ. Je m’amuserais cependant à rechercher la sortie qui a été ouverte depuis la première topo au Rousti ; j’y ai passé un moment avant de la trouver car je m’obstinais à la chercher par le haut, là ou une cascade de calcite barrait le passage. La varappe étant casse-g…, je me suis avisé que ça passait peut-être en dessous ? Bingo ! L’option était la bonne, et je retrouvai rapidement le soleil, tout en me promettant de revenir demain par cette entrée car je n’avais pas trop fouillé dans la salle en bas du P20 où des endroits me semblaient favorables. En fait le lendemain ,10 juin, je pars pour l’Aze assez proche d’ici, belle entrée, belle flore, et avant d’attaquer je m’installe sur mon plaid pour la pause casse-croûte. J’ai à peine entamé ma banane qu’une voiture arrive, deux jeunes en descendent et je vois que ce sont des spéléos, ils viennent s’échauffer un peu pour reprise d’activité. Ils sont prêts avant moi et je les rejoindrais peu après au fond, je « chassotte » en descendant et je n’observe rien, aussi quand les deux jeunes qui remontent du fond me rejoignent je remonte avec eux et leur dis encore un grand merci de m’avoir aidé à sortir mes kits encombrants de matériel photo.

Le 11 juin je retourne au Rousti par la nouvelle entrée où des barreaux scellés et une corde évite de se charger de matériel, mais je fais court dans ce compte rendu, car cette visite est un nouvel échec ! Je passe une dernière nuit au camping de Saint-Christol, puis en route pour aller saluer les collègues de la Brillanne avant de poursuivre vers le sud où m’attendent le plateau de Saint-Barnabé et la forêt de Turini.

Je séjourne quelques jours chez ma soeur à la Bocca pour un repos bien mérité et c’est en pleine forme que je repars pour le plateau de Saint-Barnabé, avec pour objectif de chercher un aven noté sur la carte.

16 juin : Connaissant un peu le coin pour être allé à différentes reprises visiter la Fumada (ou grotte d’Eynesi) je décide cette fois de passer par le village de Courmes, l’aven à trouver se situant plus près que de Saint-Barnabé, mais souvent quand l’ on découvre un nouvel endroit on est désorienté et là, sur ce GR bien pentu et heureusement protégé du soleil par la végétation, je suis vraiment largué, quand je croise des panneaux indicateurs sur les GR empruntés, ceux-ci ne m’évoquent rien et la carte que j’ai, prêtée par un habitant du village, ne m’indique qu’un chemin :celui où je me trouve ! Et je suis donc désorienté au possible, résultats je rejoins la voiture en nage après 4h de crapahut sacs chargés et déconfit, bredouille d’image !

Je me mets en quête d’un camping pour la nuit dans les gorges du Loup, car celui que je connais est de l’autre côté du plateau, à Saint-Paul de Vence, et la distance me ferait arriver tard, aussi le premier venu fera l’affaire.

17 juin je file vers la Vésubie et la grotte de Malpertus à Peïra-Cava, mais d’abord une pause au « bistrot «  du col de Turini où je peux me restaurer un peu en dégustant une tarte et un Monaco bien frais.

Comme la route a été longue j’attendrais demain pour la grotte, en attendant je file à la fontaine du village faire un brin de toilette avant de revenir au grand parking, repère de tous ceux qui viennent ici, et je plante ma tente pour la nuit.

Depuis mon départ de Normandie fin mai, ce n’est que « Bérézina «  sur « Bérézina », je suis dépité, est-ce que cette visite à Peïra-Cava mettra fin à cette mauvaise série ?

18juin, je remballe tente et matériel après mon petit déjeuné et en route, chargé comme un bourricot, mais je sais qu’il me faudra 30 mn au plus pour arriver à la grotte aussi je prends mon mal en patiente car la lourdeur du matériel devient pénible pour moi.Il est 13 h en arrivant là -haut, je me déshabille et me sèche en mangeant un morceau et buvant abondamment ; je ne résiste pas à l’appel du 18 juin ! et je file tête baissée dans la première courte et basse galerie toujours envahie de feuilles mortes, mais dès l’entrée j’ai compris, car les feuilles habituellement détrempées, sont sèches aujourd’hui, mauvais signe, et bien sur aucun biote n’est observable là où les Duvalius et Spélerpès sont nombreux d’habitude. Sans perdre de temps j’équipe le P8 et me voilà au fond de la grande salle chaotique où une grande humidité règne ce qui me paraît favorable, mais après en avoir fait le tour et examiné avec attention les joints de schistes ruisselants : rien ! Non rien de rien !

La grotte bien encaissée et située à plus de 600m d’altitude est glaciale, même à travers mes gants mes mains sont gelées, et sans doute cette fois ma visite est -elle un peu trop précoce pour la saison ? Pour preuve je trouve après bien du mal deux exemplaires du Duvalius habituel et deux Sphodropsis ghilianii (Harpalidae, Pterostichinae, Sphodrini) aussi immatures les uns que les autres.

C’est donc un nouvel échec car, encore cette fois, je n’aurais pas pu observer ni photographier Duvaliaphaenops raffaldianus, espèce énigmatique connue en moins d’exemplaires que les doigts d’une main et de cette cavité uniquement !

Voilà pour mes activités 2025 et pour la suite de l’histoire je vous renvoie au début de mon récit !

C.VDB le 17 décembre 2025

 

 

 

 

22 novembre 2025

Tiam suite

Participants : Paco, Macéo, Tiam, Franck, Nadine, Benjamin et 2 invités

Les escalades n'ont rien donné mais il y a encore des secteurs à explorer et bien sur la topo à refaire. A suivre...

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