JNSC du 3 octobre
Grottes du serpent et de la dent de cochon
Dans le cadre de la journée nationale de la spéléo et du canyon, ce 3 octobre 2020, à l'initiative de Nadine, nous nous retrouvons 2 du GSC accompagnés de 2 familles, Patrick, 77 ans et Mathieu son fils, Etienne et ses 2 enfants : Timéa, 9 ans, Maël, 15 ans.
Nous nous dirigeons au dessus de Seix. La grotte du serpent est d'un accès facile, après une courte marche d’approche nous voilà devant le porche. Surprise à l’entrée, dans la salle du trône, nous trouvons une curieuse installation : bougies, ossements et foyer semblent indiquer un rassemblement pour un mystérieux rituel ! Espérons que le reste de la grotte n’ai pas été impactée par ces sorciers des temps modernes. Les concrétions sont toujours là, intactes et régalent nos visiteurs d’un jour. Les stalactites qui pendent du plafond comme des centaines de glaives attirent les regards. Stalagmites, piliers, et autres draperies, orgues et méduses rivalisent de beauté et de formes extravagantes. La progression se fait en montant, il faut se hisser sur les prises nombreuses, mais néanmoins glissantes. Nos spéléologues amateurs se débrouillent très bien, de la plus jeune qui a 9 ans au plus âgé de 77 ans. L’esprit d’équipe et d’entraide est présent tout le long du parcours.Nous nous dirigeons ensuite vers la grotte de la dent de cochon. Après avoir passé la bergerie, nous arrivons au ruisseau que nous franchissons, bain de pieds assuré après le bain de boue du chemin et nous trouvons l'entrée de la grotte, 50 m au dessus de nous. Ici, il faut se baisser pour en franchir le seuil déclivant et ensuite crapahuter à peu près horizontalement entre des blocs et des petits bassins d'eau. Nous progressonsen suivant des jolis gours et quelques petits passages pouvant se passer en opposition pour ne pas se mouiller. Nous atteignons une partie boueuse remontante, franchissons une chatière, et poursuivons dans un boyau ensablé, devenant de plus en plus étroit ( désobstruction possible? ). La cavité est joliment concrétionnée et a plu à nos invités, heureux de cette aventure.

En revenant à nos véhicules, Nadine et moi portons un œil curieux sur la résurgence au dessus du ruisseau, elle crache abondamment, Nadine, bien sûr, a déjà essayé d'y pénétrer mais, dit-elle, il faudrait une bonne équipe pour déplacer les bocs à l'entrée et s'y faufiler, affaire à suivre comme beaucoup d'autres.
Nous partageons une boisson et un petit gâteau bien mérités avant de nous séparer, content que le temps pluvieux nous ait réservé une accalmie.
Jean Michel et Nadine