le Blog du Groupe Spéléologique du Couserans

05 décembre 2016

Plongée au-delà de l'intermittence

Salut à tous,

Ce samedi 03 décembre, nous avons voulu avec Guillaume reprendre les plongées au P1 des Mijanes, alias le Trou du Vent des Caousous. Jean-Marc et Philippe du club était présents, ainsi que Nicole, pour l'Ariège, et Marie, Stoche et Jean-Claude du Spéléo Corbières Minervois.

Le P1 des Mijanes s'ouvre au-dessus de la Fontaine de Fontestorbes, célèbre pour son phénomène d'intermittence visible à l'étiage. C'est une résurgence majeure en Ariège.L'intermittence se retrouve au P1 des Mijanes, preuve que l'on est bien sur le collecteur, d'où l'intérêt de plonger vers l'amont. Des plongées ont déjà eu lieu, mais les infos sont à vérifier. Il semblerait qu'il y ait un court S1 de 10 m, une salle cahotique où l'on retrouve la rivière, puis un S2 plongé sur quelques mètres. Un réseau supérieur part vers un amont, affluent ou trop plein, s'arrêtant sur un siphon a priori plongé par les plongeurs anglais du Cave Diving Group.

Nous nous retrouvons tous à 9h00 sur le parking de Fontestorbes. Le phénomène d'intermittence est présent, chose étonnante vue la saison. On est encore en ce début décembre sur des niveaux très bas. Comme il fait quelques degrés en dessous de zéro, la source fume, et c'est beau.

On file ensuite au trou. Jean-Marc équipe devant. On ressent bien le courant d'air tantôt aspirant, tantôt soufflant, lié aux fluctuations du niveau de l'eau. Après 70 mètres de puits, on arrive dans la galerie et partons vers l'amont. Encore un pan incliné à équiper, et nous retrouvons l'actif, en fin de phase de décrue. L'eau s'infiltre entre les blocs en produisant des borborygmes originaux. Le temps de s'équiper et l'on peut voir l'eau à nouveau monter. L'amplitude est de l'ordre de 2,70 m, la période de1h15 environ. Lorsqu'on file dans le siphon, le niveau est en train de redescendre. Ce siphon est vite équipé et vite franchi. On emmerge au pied d'une escalade de 5 ou 6 metres, dans une coulée de calcite.En haut de celle-ci, un court tronçon de galerie mène à un actif qui s'infiltre entre les blocs, plusieurs mètres au-dessus du niveau du S1. Le phénomène d'intermitence n'est plus présent. On remonte cet actif qui se perd entre les blocs jusqu'à la vasque du S2, de taille réduite et entre les blocs. Avant de le plonger, on repère le réseausupérieur jusqu'au siphon. Celui-ci n'est pas alimenté et l'eau est trouble, alors qu'elle est très claire dans l'actif. On décide de laisser cette branche pour une autre fois et partons plonger le S2. Je m'y colle d'abord. Le départ est en laminoir, entre les blocs. Je retrouve des vieux tronçons de fil des précédentes explorations. Le vieux fil s'arrête derrière une étroiture à -9, 30 mètres après le départ. Je me retrouve devant une seconde étroiture sévère, entre les blocs et vérticale. Je dois bouger quelques blocs avant de la tenter. En desctructurant lesbouteille, ça passe. Le conduit continue à descendre quasiment à la verticale. Je m'arrête à -19 m, à 45 mètres du départ. Je suis plus ou moins une paroi, mais il y a surtout des blocs plus ou moins stables, et je préfère en rester là pour cette fois-ci. En remontant, je remarque à -12, avant l'étroiture verticale, un conduit qui remonte, mais préfère prendre le chemin de la sortie pour tester les 2 étroiures au retour. Tout passe très bien, l'eau est restée claire. Guillaume plonge à son tour et va voir avant la deuxième étroiture un passage parcouru par un fort courant, mais sans suite. Je retourne à nouveau à l'eau pour aller voir ce conduit remmontant à -12 derrière l'étroiture verticale. Il remonte jusqu'à la surface et j'emmerge dans une cloche? Un conduit part à la verticale dans une coulée de calcite. Je pose les blocs et grimpe sur 5 mètres environ jusqu'à un passage horizontal, qui queute malheureusement. Je laisse le fil car il guide vers un exondé de l'autre côté des 2 étroitures. Aprè ces tentatives, nous faisons demi-tour avec Guillaume et retrouvons le reste de l'équipe après 3h30 passées derrière le S1.

Nous n'avons pas fait de grande découvertes (30 mètres de première !), mais confirmons que l'intermittence s'arrête au S1 amont, et validons la topo ou croquis d'explo des anglais, qui est assez juste. Il faudra revoir le S2, toujours en 4 litres sans palmes, mais si la configuration ne change pas, nous ne pourrons pas aller très loin. Il faudra aussi repoonger le siphon du réseau supérieur, plongé apparemment sur 20 m par les anglais, Avec un peu de chances, il s'agit d'un trop plein. Enfin, il faudra faire une topo précise.

A suivre donc !

Merci à tous les participants pour leur aide précieuse.

Ci-dessous, un bout de vidéo pour montrer la taille du S1 au départ, et l'ambiance d'entre les blocs. Sous l'eau, c'est pire ! Et pour voir les jolies photos de Stoche, rendez-vous sur le site de leur club : http://exploscm.canalblog.com/archives/2016/12/03/34642890.html et http://exploscm.canalblog.com/archives/2016/12/03/34643172.html .

A bientôt !

P1 des Mijanes

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27 novembre 2016

Sortie à l'Izard, suite et fin

2ième épisode,

Il nous a fallu près d'un mois durant lequel nous avons scruté la neige, de peur de voir notre matériel coincé là-haut pour l'hiver, pour enfin, arriver à programmer une deuxième sortie le 27 octobre.

Ce jour-là, je suis remontée avec un copain non spéléo, Hervé; Nadine devant nous rejoindre dès que des obligations la retenant en bas auraient été levées. Cette fois ci, une double précaution a été prise : premièrement, il fait beau, deuxièmement, nous sommes en possession de 60 mètres de corde (certes, il en aurait fallu 20 de plus). Nous nous sommes donc rejoint tous les trois sur la crête, au dessus de la grotte et, après un repas vite expédié, nous nous somme lancés.

Après avoir passé le porche, Hervé nous a dit qu'il préférait rester au grand air plutôt que d'aller dans "ce trou froid et sombre" !!! dire que j'avais passé toute la montée à essayer de le convaincre de l'intérêt des virées souterraines...Nadine, ensuite, après avoir tâté avec une grimace sa combinaison très humide (pour ne pas dire mouillée), a également annoncé qu'elle n'était pas très motivée pour la suite...Je n'avais jamais vu ça, Nadine dédaignant une grotte qu'elle ne connaît ( presque) pas!! Je me suis donc lancée seule, commençant par tenter de passer une étroiture marquée d'un point d'interrogation sur la topo de 1979, et qui, depuis que je l'ai vue pour la première fois (il y a plus d'un an), m'empêche de dormir. Elle n'est en fait (à l'aller, du moins), pas si terrible qu'elle n'en a l'air. Immédiatement, je suis arrivée dans une toute petite salle, vraiment pas très belle, jonchée de squelettes de moutons. A première vue, elle paraît bouchée, ce qui, après qu'elle m'ai tant préoccupée m'a déçu quelque peu. A "seconde vue" cependant, je me suis rendue compte qu'il y a moyen de se faufiler derrière des blocs qui semblaient constituer un des bords de la salle et, de là, de déboucher dans un méandre qui a l'air de se prolonger. Choisissant le côté le plus large, (j'étais arrivée perpendiculairement au méandre), après deux petites chatières, les proportions deviennent plus humaines, les parois sont d'un blanc immaculé, couvertes de petites concrétions. Assez vite, se trouve une poche d'eau qui semble relativement profonde, mais au dessus de laquelle il est facile de passer en opposition. La galerie semble se prolonger, toujours belle, et je commençais à être vraiment optimiste quand, sans prévenir, je me suis heurtée à un cul de sac...dommage !Après être revenue sur mes pas, j'ai noté que le méandre semble se continuer de l'autre côté, mais nécessiterait plus de temps que je n'en disposais, car il faut visiblement user successivement de "ramping" et d'escalade. La description que j'ai faite ici de ce passage laisse sûrement imaginer quelque chose de plus merveilleux que ce qui s'y trouve en réalité, mais mon enthousiasme peut s'expliquer par le fait qu'il s'agissait là, pour moi, de mon premier bout de "première" (je crois, en tout cas). Une petite séance de photos plus loin, je me suis résolue à remonter-avec les cordes, cette fois- car mes deux compagnons immobiles et à l'ombre depuis plus de trois quarts d'heure, commençaient à être transis de

froid. Je les remercie ici d'avoir été si patients

Il reste que les trois puits repérés dans la cavité (dont 2 qui ne figuraient pas sur la topo) gardent tout leur mystère pour Nadine et moi, ainsi que la hauteur des voûtes qui semblent pouvoir être intéressantes et le méandre évoqué ci-dessus (parrallèle à la galerie principale)..

Le retour vers la vallée s'est fait sans autre incident qu'une glissade spectaculaire sur le gispet qui, par chance s'est bien finie (même si les fesses de certains auront pris une teinte bien bleutée sinon noire!.

Ces deux sorties se sont donc bien passées mais il faut noter que les difficultés d'accès à la grotte (qui n'est pas la seule dans le secteur, mais dont les autres sont à ma connaissance inexplorées) empêche d'y effectuer des sorties très importantes... pour les humains, car les brebis et les isards, eux, ne les dédaignent pas.

Viollette

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24 octobre 2016

Sortie à l'Izard

Premier épisode

Nous sommes le 1er octobre, 11h30. Enfin, l'effectif de cette sortie finit part être réuni pour de bon : Philippe, Nadine et Viollette ; nous nous retrouvons à la Chapelle de l'Isard. Pourtant, jusqu'à la dernière minute, la liste des participants à cette sortie a évolué.... ainsi que l'heure du rendez-vous, sans pour autant que tout le monde le sache !

Après un en-cas de mûres,( suivi d'un vrai repas, au diable l'avarice), nous voilà grimpant sur une montagne que, vu le poids de nos sacs, nous aurions souhaitée moins raide...Le soleil nous accompagne nous l'abandonnons seulement quelques instants pour explorer une petite grotte qui ne semble pas avoir d'autre intéret que d'être remplie d'une poussière blanche qui nous donne l'air de sortir d'un sac de farine (sauf Philippe qui, voulant rester propre, s'est abstenu de la visite : il n'a rien perdu). Arrivés sur le sommet en dessous duquel se cache la grotte, nous délibérons quelques instants pour savoir si nous nous encordons ou pas pour accéder au porche de la caverne, en effet la grotte aux Izards qui porte bien son nom se situe à environs 80 mètres sous une crête, cachée dans un repli de terrain, dans une pale très raide se terminant en haut d'une petite falaise.Nous décidons que les rochers et l'herbe étant bien secs nous pouvons y aller en libre (à ce sujet, expérience faite, ne tentez JAMAIS de vous assoir en sous-combinaison sur du gispet!).

Une fois passé un porche relativement petit, environs 1m50 sur 3 mètres de large, nous débouchons dans une assez grande diaclase, visiblement habitée par divers corvidés auxquel des renards ont certainement tenté de rendre visite, les paroies étant couvertes de griffures.Dix mètres plus loin, il faut descendre en opposition d'un niveau. Philippe décide de nous attendre dans l'entrée : il n'a pas de combinaison et ne veut pas se salir à cause d'un rendez-vous en bas le soir même. Nadine et moi jetons donc un petit oeil en reconnaissance, en effet il a été décidé de raccompagner Philippe sur un bout du chemin et que l'exploration se ferait le lendemain. Ce n'est donc qu'un oeil distrait que nous accordons à cette visite, pourtant dans un très bel endroit. La diaclase remonte en pente douce puis est coupée par une chatière à partir de laquelle les concrétions sont au rendez-vous : à la suite de l'étroiture, la paroie de gauche est couverte d'excentriques blanches (celle de droite étant en calcite plus classique mais belle quand même). Au bout d'une quinzaine de mètres, nous arrivons à un carrefour dominé par une "méduse", à gauche se trouve un puits assez large, et tout droit la suite de la diaclase. Après avoir laissé les cordes à cet endroit, nous continuons en face et passons un autre puits (plus petit) ainsi que de beaux bouquets de cristaux .. Mais tout cela , nous avons décidé de l'observer le lendemain, nous nous hâtons donc de ressortir et,après avoir laissé tout notre matériel (baudrier, etc...) dans l'entrée,nous quittons la grotte.

La sortie du jour a été courte, mais nous sommes fatigués (il y a environs 1000 mètres de dénivellé depuis les voitures) et de toute façon, nous nous réservons pour le lendemain. Philippe nous quitte à la cabanne de Troumas, dans laquelle nous allons passer la nuit, après une soirée au coin du feu. Toutefois, une petite inquiétude commençait à germer dans nos têtes, mais l'évoquer ne l'aurait en rien résolue, nous nous couchons donc (presque) confiantes en notre sortie décidé pour le lendemain.

Hélas, nous avions décidé, mais en montagne, le dernier mot ne revient jamais aux humains, or la météo, elle en avait décidé autrement : dès le matin un brouillard épais, accompagné d'une pluie fine nous entouait. Non que le mauvais temps nous en découragées, tôt au tard nous aurions fini par sécher, mais s'engager dans le couloir conduisant à la grotte par ce temps eu été une folie pure ; et les seules cordes que nous avions étaient ... dans la grotte!! Notre inquiétude était donc justifiée.. Bien qu'un peu agacées par note manque de prévoyance, nous avons pris les choses avec bonne humeur et la sortie spéléo s'est donc transformée en sortie .. cèpes ! Celle -ci s'est d'ailleurs avérée fort fructueuse et malgrès le fait que nous nous soyons délestées de notre matériel, nous sommes tout de même desendues bien chargées !!

Violette

 

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22 avril 2016

Congrès spéléo du 16 et 17 avril à Villegly

Départ matinal à 6 heures sonnante pour les quelques membres du G. S. Couseran en direction de Villegly dans l’Aude, petit groupe constitué de Nadine, Alex, Jean Michel et Philippe. Nous arrivons sur place vers 8h30, remplissons quelques formalités d’inscriptions sans oublier la topo et filons en direction de la grotte de Varennes. Nous mettrons environ 3 heures pour descendre cette belle cavité bien balisée par l’organisation, progression sans trop de matériel, pas de puits à franchir juste quelques mains courantes dont certaines passerons avec la poignée, quelques passages à effectuer en opposition pas toujours sécurisés, nous emprunterons également quelques étroitures ou il fallu se contorsionner afin de passer sans trop frotter, nous arrêterons sur une partie assez boueuse et étroite et referons le chemin inverse d’un bon train…

Piquenique bucolique sur le bord de la rivière après cette ballade dans les entrailles de la terre, l’après midi se passera tranquillement en attendant le repas pris en commun dans la salle des fêtes, ce weekend restera marqué par la spéléo et non par la gastronomie… Soirée dansante ensuite et une nuit plus ou moins longue pour certains…

Réveil vers 8 heures, p’tit déjeuner puis départ vers une nouvelle cavité, la grottes des Vents d’Anges, le parking est rempli, nous allons y croiser du monde durant notre aller retour, il ne faut pas trainer car Alex doit être rentré pour 15 heures, la grotte ressemble en partie à celle d’hier avec quelques puits en plus dont un de 20 mètres, la corde de l’un d’entres eux sera en piteux état et se cassera par la suite, la progression se fera d’un bon pas avec le passage de quelques mains courantes, des sections en escalades et désescalade, quelques passages étroits et une longue partie dans les méandres du lit de la rivière, nous arrêterons à -250 mètres dans une salle ou bon nombres de personnes se ravitaillaient. Le retour sera effectué au pas de course afin de rentrer au camping vers 15 heures, nous y prendrons un rapide repas, une petite douche et tout ce p’tit monde s’en retournera dans notre Couseran.

Philippe

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Posté par philou221 à 22:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 avril 2016

jeudi 7 avril Désob. à la Tute de Jovis supérieur

 A 50 m de l'entrée, à droite dans la grande salle , Nadine, Violette et moi-même, nous nous sommes acharnés sur une galerie déclive obstruée par d'important dépot d'argile et de pierre. La tache n'est pas facile puisqu'il faut enlever tout ce conglomérat en position couchée pour remplir un kit tiré par une corde qui devient de plus en plus lourd au fil des heures, des jours, des semaines, euh... non je m'égare...au fait combien de temps avons-nous creusé ? Entrée à 15h, sortie à 18h30 mais le boulot de bagnard, ça parait long...On a bien avancé d'un bon mètre et amélioré l'approche mais pas un souffle d'air, Nadine dit pourtant que cette galerie dont on aperçoit la continuité( espace d'une trentaine de cms entre la voute et l'amas d'argile) doit mener à l'actif en-dessous. Ya d'l'espoir, j'vous le dis !

Pour nous laver de nos cochonneries, pas celles auxquelles vous pensez, nous sommes descendus à l'actif et en avons profité pour nous balader, dans l'eau jusqu'à la taille, en direction du syphon mais tout le monde n'est pas Franck pour continuer au delà. C'était une 1ère pour Violette et pour moi, ça vaut le coup, c'est une jolie petite galerie

Jean-Michel

Posté par jeanmi09 à 23:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Grotte de Noël

Sortie du dimanche 13 septembre 2015 à la grotte de Noël, dans la vallée d'Estintz. Compte rendu de Viollette.

Le groupe se composait de Nadine, Philippe, Cyril, Anaïs et Viollette.

Sous la conduite de Nadine, nous sommes entrés dans cette cavité s'ouvrant au bord d'une route aux environs de 10 heures. Après quelques dizaines de mètres dans un couloir descendant étroit, nous avons débouché dans une jolie salle aux formes arrondies. De là, une succession de puits et de désescalades nous ont amené au fond, à la côte - 65.

Le repas pouvant se faire attendre, nous avons suivi la rivière jusqu'au siphon aval. Cette dernière coule dans un lit de marbre noir veiné de blanc aux formes arrondies, très joli...A ce stade là, le repas ne pouvant plus se faire attendre, nous l'avons rejoint, lui et nos affaires laissés plus haut.. (A ce moment là, je regrettais amèrement le bain de boue qui m'avait trempée jusqu'aux os..) En guise de digestif, nous remontâmes la rivière jusqu'au siphon amont...

Le retour s'est montré difficile pour certains en raison de l'étroitesse de certaines têtes de puits... Pour d'autres, les protestations de Cyril ont été tout aussi éprouvantes... Mais tout le monde a fini par sortir, même ceux qui, à mi-parcours, n'en avaient pourtant pas l'air convaincus...

Merci beaucoup Nadine !

 

Posté par belette09 à 16:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 décembre 2015

L'explo se poursuit à la Maoure !

Mercredi 16 décembre, nous sommes quatre à nous préparer pour des belles découvertes. Yann et Alex prévoient de faire l'escalade repérée la fois dernière avant le siphon amont de la vraie-fausse seconde rivière, tandis qu'avec Jérémie on projette de topoter la partie explorée derrière le siphon amont de cette même branche.
On se quitte donc au niveau du premier siphon, puis c'est pour Jérémie et moi un long travail de topo qui s’amorce. On fait aussi quelques photos, un peu vilaines, mais ce sont les seules qui existent de cet endroit magnifique ! On prend aussi le temps d'admirer et de fouiller. Au total, derrière ce siphon de 30 mètres, on topographie 523 mètres, dont 463 le long de la rivière. Et on n'a pas topographié les deux affluents que j'ai remonté la dernière fois, il reste encore du travail ! Arrivés devant le deuxième siphon, encore vierge, on fait le point. Cela fait près de 8 heures qu'on est sous terre. Est-ce qu'on poursuit l'explo, ou la topo dans les affluents, ou bien on rentre à la maison ? On poursuit l'explo, bien sûr !
On refait tout le chemin inverse pour récupérer les blocs restés devant le premier siphon. Laissant un Jérémie envieux sur la grève, je me lance dans le nouveau siphon. Il est vite franchi : 20 mètres de long pour 4 de profondeur.Je fais donc demi-tour et retrouve Jérémie qui m'attend. On décide de le passer à deux chacun sur une quatre litres. La première qui nous attend derrière sera d'autant plus belle faite à deux. La rivière que l'on découvre à présent ressemble à celle qu'on a laissée de l'autre côté, mais avec des dimensions plus modestes. C'est qu'on a perdu du débit en laissant sur le côté plusieurs affluents mineurs. Pourtant, contre toute attente, le plafond se relève soudain et l'on progresse à présent dans un beau méandre, pas très large mais très confortable. Le plafond est quant à lui hors de la portée de nos éclairages. A plusieurs reprise on accède à de vastes volumes plus en hauteur, sans voir cependant de nouvelles galeries. Beaucoup reste à fouiller. Le méandre poursuit sa route sinueuse jusqu'à buter contre une grosse cascade de plus de 15 mètres, dans un grand volume. L'ambiance est saisissante. Cette escalade reste un objectif réalisable, et on fait demi-tour heureux de cette belle première et de ces nouvelles perspectives d'exploration. Au total, on a estimé le développement de ce nouveau méandre à 600 bons mètres. La Maoure ne nous a pas livré tous ses secrets !
Lorsqu'on repasse le premier siphon, Yann et Alex sont déjà sortis. Ils ont de leur côté fait deux escalades de 20 mètres au total, la suite nous attend, toujours plus haut. A court de goujons, ils laissent cette belle première pour une autre fois. Pour nous, le retour est long avec tous ces blocs et tout ce matériel, et on ressort fatigués mais heureux après ces 13 heures passés sous terre.
Ci-joint quelques photos de l'inter-siphon de la vraie-fausse seconde rivière, et le nouveau report topo sur la carte IGN .

Salut à tous !

au-dessus-de-la-riviere  coulee-de-calcite

drole-de-stalactite  la-vraie-fausse-seconde-riv 

passage-de-voute-mouillante progression-dans-la-riviere

section-de-galerie  vraie-fausse-seconde-rivère

perles-des-cavernes  report maoure basse def

 

 

 

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27 novembre 2015

La mine perdue

J'ai découvert cet endroit grâce à des collègues spéléo qui l'avaient eux-mêmes cherché à maintes reprises. Après ma première visite de cette mine perdue dans les broussailles Ariégeoises m'y revoilà avec Cyril et Bernard. Je retrouve l'entrée au milieu d'un effondrement, le passage creusé par famille Blaireau nous dispense de mettre la corde. Nous accèdons à de vastes galeries par deux puits d'une vingtaine de mètres et cheminons au milieu des vestiges miniers, rails, wagonnets, pelles, tuyaux ....La cavité est imprégnée d'une présence irréelle.On imagine le tumulte et le va et vient des mineurs de l'époque De tous les côtés s'ouvrent des boyaux vidés de leur précieux minerai. La roche encaissante est du calcaire griotte de toute beauté.. Des concrétions aux couleurs étonnantes nous laissent en admiration, du bleu, du rose, du jaune, ce n'est pas courant. Cela est sans doute dû à la présence de veines de minéralisations hydrothermales. Aprés quelques séances photos il est temps de remonter vers la surface, mais nous pensons bien revenir pour explorer tous les recoins.

              

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01 novembre 2015

Maoure toujours...

Nos dernières explos à la grotte de la Maoure dataient de 5 ans. En une année, nous avions avec une équipe constituée autour de Guillaume, Nadir et moi  exploré et topographié  près de 6 kilomètres, dans des gros volumes et derrière 4 siphons. On avait laissé le trou avec quelques beaux points d'interrogations...
Retour ce vendredi 30 octobre avec Jérémie, Olivier et Alex, avec pour objectif la plongée du siphon terminal de la vraie-fausse seconde rivière. Ne sachant pas ce que cette plongée va nous offrir, on prévoit pour cette première d' acheminer le matériel pour un seul plongeur, avec des bouteilles de 4 litres. Ce sera aussi l'occasion pour le reste de l'équipe de découvrir la cavité, car ce n'est que leur deuxième incursion. Il nous faut un peu plus de trois heures pour atteindre le siphon, en prenant le temps de s'émerveiller et de faire quelques images.
Enfin prêt, j'attaque l'explo du siphon qui s'avère ne faire que 35 m de long pour 7 m de profondeur. Derrière, je retrouve une galerie très large mais peu haute, très concrétionnée. Devinant une baisse de plafond au loin, je m'assure tout d'abord qu'un autre siphon ne stoppe pas la progression de suite. Je constate vite que le passage bas n'est que temporaire, et retourne donc prévenir les copains que le siphon est franchi et que je pars pour maximum 2 heures de première et de découvertes. La progression dans la rivière est aisée. Quel plaisir d'avancer dans une galerie inconnue, vierge de toute incursion, sans traces. Il y a des départs à plusieurs endroits, certains qui s’arrêtent sur des colmatages de calcite, d'autres qui nécessitent pour continuer en sécurité l'usage de cordes. Il y a de très nombreuses concrétions, des perles des cavernes (une grosse comme un œuf de poule), des excentriques. J'observe de nombreux Aphaenops de grande taille (pour un Aphaenops, s'entend), et ai une pensée pour Arnaud et Charles. Mais je reste concentré sur l'actif. Un peu plus loin, de grosses coulées de calcite viennent toucher la surface de l'eau. Je crains que ça ne soit la fin de l'explo facile, et qu'un siphon m'attend. Heureusement, un chenal au plafond laisse une petite revanche d'air et me permet de passer. Derrière, la rivière reprend de plus belle. Je finis tout de même, après plus de 400 mètres estimés, à buter sur un autre siphon, le dixième de la cavité, et le sixième depuis l'entrée. Il semble aisément plongeable, mais ce sera pour une autre fois. Je remonte un petit affluent sur plus de 100 mètres, arrêt sur un autre siphon, plongeable lui aussi, mais y acheminer des bouteilles ne sera pas aisé. Au total, plus de 550 mètres estimés d'explorés, la topo nous le dira plus précisément. Je retrouve le reste de l'équipe qui est au rendez-vous, ils ont pendant ce temps trouvé un joli bout de méandre d'une cinquantaine de mètres qui bloque temporairement sur une escalade. Il faudra revenir dans ce secteur ! Comme elles sont à peine entamées, je laisse mes 4 litres, en misant sur un retour prochain. Ça risque d'être chaud de la faire avant mon départ pour la Birmanie, le 13 novembre, mais à bon entendeur... Il faudrait passer à deux plongeurs pour faire la topo et plonger ce nouveau siphon. On retrouve la sortie en moins de 2h30, pour huit bonnes heures passées sous terre.
On a filmé tout le long du parcours, malheureusement la caméra est tombée en rade de batterie après avoir filmé 3 secondes de première... Voici quelques images montées vite fait. C'est un peu long, mais ça donnera un aperçu pour ceux qui voudront venir.
A bientôt !

 

Maoure octobre 2015

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24 octobre 2015

Ballade à Pèneblanque

Sortie du samedi 24 octobre avec Jean-Michel, Anaïs et Cyril.

Nous somme partis donc pour aller dans la grotte de Pèneblanque, en principe jusqu'à la salle du dromadaire. Nous nous sommes retrouvés à 9 heures à Arbas. De là Labaderque puis 1 h 30 de marche jusqu'à  la grotte. Montée à la corde à noeuds pour se faire les muscles jusqu'à l'entrée puis on rampe pendant assez longtemps, très long laminoir mais un vrai boulevard par rapport à la grotte des Fadettes. Ceux qui l'ont faite comprendront. Là, on arrive aux premiers puits que l'on contourne, descente en corde à noeuds sur pente glissante, donc pas mal sur les fesses !!! L'endroit est beau, grand, large, on rentre là dans les premiers beaux grands volumes de Pèneblanque. Puis on descend entre les blocs et on arrive dans une partie descendante en zigzag jusqu'à arriver à la chatière 52 qui aujourd'hui, pas de chance est un peu remplie d'eau. On a toute de même pas besoin d'aller prendre le shunt, mais on continuera la sortie mouillés. Enfin on approche de la boîte aux lettres, dont aujourd'hui je me méfie. On constate que la corde est très épaisse et sur un bon conseil d'Anaïs, on met tous le descendeur en 0 pour descendre plus facilement. Cela passe bien, puis re-corde sur un petit ressaut et on redescend  après s'être longés sur des passages hasardeux on arrive à la première grande salle en dessous de la boîte aux lettres. Et là c'est encore plus grand et beau. Il y a plein de concrétions au plafond, des vrais lustres. On est content, on avance, cela va tout seul, il n'y a pas de difficultés paticulières. Anaïs va toujours un peu trop loin devant mais bon, cette fois on ne la perd pas. On met un peu de repère pour le retour, ce n'est vraiment pas l'endroit pour se perdre. Ce réseau est sans fin... Et au bout d'un certain temps on arrive à quelque chose qui ressemble au Dromadaire. Je dis " on y est" et on s'arrrête pour manger. C'est beau, c'est grand, c'est confortable.Jean Michel et moi sommes un peu fatigués et on décide de faire demi tour. En fait, en sortant et en regardant la carte, on pense qu'on a été jusqu'à la salle du Bivouac, j'avais effectivement un doute, mais bon ce n'est pas grave. Sur le retour Anaïs a ramassé quelques poubelles de 1950 pour nettoyer ce beau réseau. Le retour se passe bien, on ne se perd pas. Le repassage dans la boîte aux lettres n'est jamais très confortable, Jean Michel mazègue un moment pour en sortir. Le mieux c'est tout de même le pantin avec un pied et laisser tomber la pédale. On continue, cela passe bien. Puis on sort et on essaie d'éviter les cailloux que font tomber les autres au dessus dans le pierrier . J'ai appris après qu'il y avait aussi parfois des cailloux qui tombaient de la montagne. Donc il vaut mieux garder le casque jusqu'à la fin du pierrier. Retour à Arbas, en a peu près bonne santé, JM est tombé une fois sur les fesses un peu durement et moi une fois aussi mais sans conséquence.

Sortie vraiment à recommander, toujours surprenante et variée. TPST 6 h

Cyril

 

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